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Circadismes est un almanach voué aux offrandes que nous fait la terre, aux aliments et aux saisons.

Vous trouverez les derniers articles publiés dans la colonne de droite. Le but de cet almanach était d’abord personnel, l’idée étant au départ de me composer un calendrier des différents végétaux afin de respecter les cycles naturels autant que faire se peut dans un monde où il est devenu difficile de savoir ce qui pousse quand, de façon assez naturelle, et où l’on « force » les fruits et les légumes en toute saison; ce qui permet sans doute de nourrir l’imposante population humaine que porte notre planète, mais génère de nombreux déséquilibres, une importante pollution et nombre de maladies.

Retrouver un respect de bon aloi pour la terre nourricière, les humains et tous les autres animaux par une pratique simple au jour le jour était donc la première visée de mes cahiers griffonnés où se côtoyaient recettes et calendrier végétal.

 

Il serait cependant difficile d’oublier ou d’ignorer que la cuisine et les repas sont des « rituels » placés sous le signe du partage. Même lorsqu’on mange seul, on partage quelque chose avec la source de nos aliments et nous-même. Puis la cuisine et la connaissance sont affaire de transmission. Si ma mère, mon oncle, ma grand-mère, mon frère, mes amis et des gens aimables croisés sur les sentiers que j’ai parcourus ne m’avaient donné à voir, sentir, goûter, ne m’avaient appris à transformer les aliments, à expérimenter, ce que je sais faire aujourd’hui serait très certainement peau de chagrin en fin d’histoire…

Je pense donc bon de lancer ces quelques graines au vent, advienne qu’adviendra, on ne croit que l’herbe est mauvaise que lorsqu’on ne sait qui elle est.

 

C’est l’occasion de remercier ceux et celles qui m’ont appris quelque chose et, entre autres,

la jeune fille qui m’a appris à faire la pâte d’amande,

la jeune femme qui a partagé ses biscuits avec moi,

la dame respectable qui m’a soufflé à l’oreille des noms de plantes sauvages,

et la Roussalka qui m’a offert la belle bannière de la version précédente du blog.

Sans oublier la Vieille Dame qui me guide.

 

Laissez votre souris fureter ici à son gré, essayez les mixtures et mélanges qui vous plairont, partagez-les (dans le respect de mon travail, cela va sans dire*…).

Soyez indulgents, les rubriques se rempliront peu à peu, elles seront parfois incomplètes ou corrigées. N’hésitez pas, si vous le souhaitez, à signaler des erreurs, donner votre avis et laisser des commentaires.

NB : Si les recettes, leurs applications et leurs concrétisation sont là pour être partagées, les textes généraux et ceux des recettes, eux, sont déposés et protégés. Merci donc de respecter notre écriture et d’avoir la politesse élémentaire de nous demander notre avis avant de nous citer.

(c) Lalie Solune

 

Pâte à tarte

Dans une terrine ou saladier, un chaudron de cristal ou un bol géant, verse en pluie 250 gr. de farine de blé blanche et fluide. Coupe 125 gr. de beurre salé ou pas, mais en tous cas un peu chambré afin qu’il ne soit pas trop froid, en petits morceaux que tu jetteras dans la farine qui fera « pof! »… Émiette tendrement du bout de tes doigts de fae, c’est à dire les plus fins et les mieux intentionnés, les morceaux de beurre dans la farine. Le beurre rendra la farine peu à peu granuleuse. Observe ses transformations et joue avec elle. Lorsque cet ensemble aura une texture presque sableuse, que les miettes de beurre se seront mêlées à la farine fluide de sorte que l’ensemble soit comme un sable épais des rivages du pays des rêves, creuse un puits au centre, verse une petite pincée de sel marin (si tu as utilisé un beurre sans sel) et 80 dl. d’eau à température ambiante. Saisis-toi de ta plus belle spatule en bois et délaye la pâte en chantonnant, par des mouvements en spirales. Pétris, fais une boule grossière et laisse la poser une demie heure sous un chiffon propre et joli.

Tu n’auras ensuite plus qu’à étaler et à garnir de fruits ou légumes, de sucré ou de salé.

Pour les tourtes, c’est la même chose, il suffit juste d’augmenter un peu les proportions, l’essentiel restant qu’il faut la moitié du poids de la farine en beurre et que l’eau ne doit pas noyer la pâte…

 

(c) Lalie Solune