Le Pissenlit

Taraxacum Officinal

Saison : pendant la saison claire, de l’équinoxe de printemps à l’équinoxe d’automne, on commence par récolter feuilles et fleurs et on finit par les racines, à l’automne.

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Excellent pour le foie, la vésicule biliaire, dépuratif sanguin, le pissenlit aide à lutter contre les troubles du foie, la paresse rénale, les troubles circulatoires (varices), les rhumatismes et la goutte. C’est un bon remède contre la jaunisse. Il est aussi efficace contre certains eczémas, fait significativement baisser le taux de cholestérol et éclaircit le teint.

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Les feuilles se mangent crues, en salade, lorsqu’elles sont jeunes et cuites lorsqu’elles sont plus coriaces, les boutons de fleurs se mangent cuits à l’eau ou à l’étuvé, les fleurs épanouies se mangent telles quelles, en confitures, cuite ou macérées dans du vin. Les racines, souvent fines et très longues, allant profondément sous la terre, servent à faire boisson ou décoctions.

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C’est une plante très mellifère (en d’autres termes : les abeilles adorent les butiner) et hermaphrodite, dont la fleur évoque le soleil et à laquelle la forme de ses feuilles a donné le nom « dent de lion ». Les « graines » (en fait les akènes) forment une boule blanche sur laquelle on souffle soit pour savoir « quand on se mariera » soit, ainsi que je l’ai pratiqué enfant pour faire un voeu : si toutes les graines s’envolent il se réalisera, à condition de la garder pour soi…

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(c) Lalie Solune

L’Ortie

Urtica dioica

Urticante en surface et purificatrice en usage interne, l’ortie permet, au printemps, de nettoyer l’organisme. Elle chasse le « mal » – que je mets entre guillemets car le mot est à prendre dans tous les sens du terme, puisqu’elle chasse aussi les esprits mauvais-, mais elle est, son nom l’indique, urticante : il faut donc savoir l’approcher pour ne pas s’y piquer… c’est l’une des raisons, sinon la raison pour laquelle cette « mauvaise herbe » est souvent, à tort, perçue négativement. Sache tout de même que lorsqu’elle est mouillée, elle pique peu ou pas ou bien beaucoup moins; et que ses poils urticants ont un sens dans lequel ils piquent, l’autre pas.

Pline la mentionne comme un « aliment qui n’est pas désagréable » et qui « est l’objet d’une superstition pour beaucoup, qui pensent par là se préserver de maladies pendant toute l’année ». L’ortie, de fait, préparée en décoction ou en macération dans un vin, purifie le sang, nettoie le système digestif et les reins, est antidiabétique, hémostatique, antianémique et fortifiante. Elle est efficace également contre les affections de la peau, particulièrement l’acné et l’eczéma. Elle renforce le cuir chevelu, l’assainit et aide à éliminer les pellicules, elle ralentit la chute des cheveux.

Elle est excellente en cure de printemps.

On la récolte à la saison claire, du début du printemps à la fin de l’été, avant la montée en graines. Attention cependant à laisser les graines qui ont la réputation d’être, à forte dose, toxiques, mais qui surtout (à mon sens) permettent aux oiseaux de se nourrir à l’automne.

Il y a cependant là un choix à faire : cette mauvaise herbe est considérée comme telle car elle se reproduit très bien et peut devenir envahissante, il est tout aussi possible de la considérer comme généreuse car foisonnante et fournissant un engrais végétal précieux pour la culture : le purin d’ortie.

Sources : La Pharmacie du bon dieu Fabrice Bardeau, éd. Stock

          Mes Bonnes plantes et mes bonnes herbes Pierette Nardo, éd. Rustica

des observations personnelles…

(c) Lalie Solune