Les cycles vont et viennent au gré de la nature

Ce site a hiberné. D’ailleurs, s’il a continué à vivre depuis presque deux ans, tout le mérite en revient à Strega et Lune.

Pour ma part (la part de Lalie), ma vie a bien changé et je ne m’en plaindrai nullement. De beaux lutins joyeux partagent désormais mon existence, déménager à la campagne a tout chamboulé pour notre bonheur. Certes, ce sont surtout les mamans qui comprendront à quel point il est difficile parfois de tout mener de front, d’équilibrer ses envies, ses désirs, ses devoirs et leurs réalisations.

Les feuilles du passé sont tombées, les pousses du présent prennent lentement vigueur.

L’immense jardin est passé de l’état de friche sauvage à celui de jardin à demi sauvage, les lutins gagnent peu à peu en autonomie, les travaux et l’installation progresse à pas feutrés… j’ai énormément à apprendre sur la culture et les récoltes. Les idées d’articles et de recettes reprennent vie, les écrits et les recettes reviendront donc peu à peu. Ainsi que la nature nous le permettra. Mettre en regard mes recettes et les récoltes concrètes, écrire des articles sur les végétaux que je vois évoluer autour de moi au quotidien sera pour moi un honneur et un plaisir à partager. Lorsque je le pourrai…

Merci à toutes celles et à tous ceux qui nous ont suivies et continuent à le faire, ici sur le site comme sur la page facebook.

En cette sainte Blandine, bonne pour l’eau comme pour la farine, je vous dis à bientôt, au hasard des chemins !

Lalie Solune

Lait de coco

Une fois n’est pas coutume, je vais vous raconter ce que j’ai vu faire un jour loin, très loin d’Europe : le lait de coco. C’est donc un article quelque peu « hors catégorie » pour ce blog. La recette n’est pas compliquée, mais elle demande un peu d’huile de coude…

Choisis une noix de coco mûre (tombée) et pleine en la secouant pour entendre l’eau et la consistance de la chair à l’intérieur. Ôte la bourre qui l’entoure à l’aide d’un piquet de métal pointu ou d’un couteau solide, puis casse la noix en deux avec un grand couteau : tiens la noix dans ta main au centre. Offre l’eau de coco à la terre, à quelqu’un, ou bois-la. A l’aide d’une râpe à coco, qui est formée d’une latte de bois terminée par un morceau de métal, râpe la chair intérieure du coco en la récupérant dans un récipient (très grand saladier, bassine de cuisine). Le premier tour d’huile de coude est terminé…

Verse de l’eau potable dans la chair de coco râpé et malaxe, presse très fortement à la main pour extraire le lait de la chair. Là, il faut donner pas mal niveau huile de coude…

Garde le liquide qui est, ô miracle, le lait de coco, pour tes préparations exotiques.

 

(c) Lalie Solune

« Historiquement, la cuisine est le centre de la maison ; c’est la place des cultes domestiques. On plaçait les « dieux du foyer » sur le fourneau de la cuisine et, aux temps préhistoriques, on enterrait les morts en dessous. Étant le lieu où la nourriture est transformée, la cuisine est aussi analogue à l’estomac. Dans son aspect desséchant et consumant aussi bien que dans sa fonction d’illumination et de chauffage, elle est le centre de l’émotion, ce qui montre que la lumière de la sagesse ne peut venir que de la chaleur et de la passion. »

Marie-Louise von Franz « L’homme et son ombre » in L’interprétation des contes de fées, éd. Albin Michel.

« Si vous avez froid, le thé vous réchauffera. Si vous avez chaud, il vous rafraîchira. Si vous êtes déprimé, il vous réconfortera. Si vous êtes énervé, il vous calmera. »
Sir William Gladstone

 » Les abeilles se mettent à s’activer en été, volant de fleur en fleur, recueillant du miel ou de la nourriture pour l’hiver. Que les jeunes s’activent dans la jeunesse, gambadant de plaisir en plaisir, recueillant des souvenirs pour s’en nourrir dans la vieillesse. »

Préceptes de vie issus de la sagesse druidique, Presses du châtelet

Nouvelle contribution

Beltane tisse des liens, entre les mondes humains et fées, entre les arbres dont le vent mélange les pollens pour les récoltes à venir, entre les sorcières qui dansent autour du mât… Et Circadismes aussi a ouvert une porte entre les mondes pour accueillir Lucrèce. Merci à toi, sois la bienvenue !

Trempe feuilles

Il y a mille façons de faire une vinaigrette, comme il y a mille façons de dire ton nom Gaïa, de chanter une chanson, de prendre la vie qui vient…

Nous voici de nouveau entourés de feuilles vertes et tendres, purifiantes et apaisantes. C’est le moment du retour des salades géantes, des immenses récipients transparents où se mêlent diverses feuilles jolies, ovales, longues, dentelées, pommées…

Ce n’est pas un mauvais moment pour causer vinaigrette. Il serait plus juste de dire sauce pour salade, il serait plus amusant de dire Trempe-feuilles. Il existe aussi beaucoup de vinaigres, d’huiles, d’herbes différents qui peuvent pour cela s’associer.

Le tout est d’associer des ingrédients agréables en proportions équilibrée. Avec une sauce c’est bien plus facile que pour la vie quotidienne, alors pose ton costume, lâche ta chevelure et profites de la chimie nourricière et de ses saveurs…

Tu peux assaisonner à la façon méditerranéenne avec le jus d’un demi citron, des herbes et de l’huile d’olive.

Tu peux aussi pencher en faveur de la vinaigrette au vinaigre :

Dans un grand récipient bien creux, dépose une petite cuillère de moutarde. Verse dessus sel et poivre, puis les herbes aromatiques que tu souhaites. Si l’envie de prends d’ajouter des échalotes émincées, de l’ail haché, de l’oignon doux, c’est le bon moment…. Car c’est ensuite que tu verseras une bonne cuillère à soupe de vinaigre qui entraînera tout cela dans sa spirale, puis trois cuillères à soupe d’huile qui n’en feront pas moins.

La moutarde peut être « à l’ancienne », c’est-à-dire avec des grains, ou bien lisse et jaune du type « de Dijon », parfumée aux herbes ou pas.

Le vinaigre peut être balsamique, de vin rouge (tel le fameux Xérès), de miel, ou de cidre. Lui aussi peut être parfumé par macération de framboise, de mûre, de miel, d’herbes aromatiques (tagette, estragon, aneth et moult autres…)

L’huile végétale peut être d’olive, de sésame, de colza, de tournesol, d’arachide, de noix, de noisette, de lin et j’en oublie sans doute tant il en existe….

Les possibilités sont immenses et j’ai espoir de revenir sur cette diversité un de ces jours…

 

(c) Lalie Solune

Bouillon sans poule

Si tu ne souhaites ou ne peux faire bouillir la carcasse d’un poulet ou d’une poule et que le bouillon cube, à juste titre, te répugne, voici une solution possible :

dans un litre de bonne eau pure lance en chantonnant

*Poivre de la Jamaïque 7 grains

*Laurier 1 ou 2 feuilles

*Gousse d’ail avec sa peau 2 ou 3

*Persil 2 ou 3 brindilles

*Cive, oignon vert ou oignon doux, livèche, selon la saison…

*une carotte en petits morceaux

Puis demande à ce bouillon de mijoter gentiment sous le couvercle.

Tu pourras ensuite t’en servir pour tes préparations.

(c) Lalie Solune

Mamma mia !

« La cuisine. La cucina, notre vraie mère patrie, la grotte chaude de la bonne sorcière au fin fond du pays désolé de la solitude, ses chaudrons pleins de délicieuses potions qui mijotent sur le feu, une caverne d’herbes magiques, le thym et le romarin, la sauge et l’origan, le baume du lotus qui rend la raison aux aliénés, la paix aux angoissés, la joie aux affligés, cet univers exigu et clos, les fourneaux en guise d’autel, le cercle magique de la nappe à carreaux où les enfants se nourrissaient, ces vieux enfants ramenés à leurs débuts, car le goût du lait maternel hantait toujours leur mémoire, son parfum s’attardaient dans leurs narines, leurs yeux se mettaient à briller, et la méchanceté du monde s’évanouissait quand la vieille sorcière maternelle protégeait sa progéniture contre les loups qui rôdaient au-dehors. »

John Fante Les Compagnons de la grappe, traduit par Brice Mathieussent, éd. 1018.