Chocolat chaud des dames de septembre

Pour son premier chocolat chaud de la saison, la dame fée, aussi gourmande qu’avisée, désire une boisson très riche en goût. Elle verse alors dans son chaudron l’équivalent d’une tasse de boisson au lait de coco (attention, pas du lait de coco pur) et, coupées en petits morceaux, trois barres de chocolat de pâtisserie à 70% de cacao.
Et l’équilibre sera respecté pour que s’épanouissent les deux saveurs mêlées ! Il est normalement inutile d’ajouter du sucre, mais tu feras, bien entendu, selon ton goût.
Prestement fondu et mélangé au fouet, le chocolat sera vite à point. Il faut plus de temps pour déguster cette délicieuse boisson que pour la préparer.

Belle saison sombre à tous les amateurs de cacao !

Sara Strega

Caramel de Mabon

En fait de caramel, il s’agit plutôt d’une sorte de butterscotch. Mon père le nomme caramel mendiant à cause des fruits secs, cependant je préfère quant à moi l’apparenter à Mabon car il m’évoque l’abondance et le début d’automne.

mendiant

Dans une casserole qui ne craint plus grand-chose, fais caraméliser 500g de sucre fin (juste le temps qu’il fonde, attention, ça brûle vite), ajoute ensuite le même poids en beurre (on n’a jamais prétendu que c’était une recette légère). Mélange bien ce beau caramel blond et enfin verse dedans 250ml de crème liquide.

Pour agrémenter ton caramel, pioche dans cette liste de fruits (plus il y en a de diverses sortes, mieux c’est) :
– Pignons de pin
– Noix
– Noisettes
– Amandes
– Raisins secs
– Pruneaux
– Abricots secs
Ou d’autres fruits qui te feront envie…

Il est d’usage de servir ce caramel chaud avec de la glace à la vanille, c’est idéal pour les soirées encore douces de septembre ; mais si tu n’aimes pas le contraste entre le chaud et le froid, tu peux remplacer la glace par une banane coupée en morceaux. Tu peux aussi en garnir des tartelettes de pâte sablée que tu auras fait cuire à blanc. Il vaut mieux alors les servir tièdes.
Ce caramel peut se conserver quelques jours. Il est normal qu’une pellicule de beurre se forme à la surface et qu’il épaississe. Il suffit de le réchauffer et de bien le mélanger.

Sara Strega

Equinoxe d’automne

Cette année, l’équinoxe d’automne aura lieu dans la nuit du 22 au 23 septembre.

Voici quelques recettes tirées des archives qui vous donneront peut-être des idées pour célébrer ce passage de saison.

Que vos dernières récoltes avant la saison sombre vous apportent prospérité, joie et partage !

http://circadismes.le-sidh.org/2012/09/22/chaudronnee-de-fin-dete/

http://circadismes.le-sidh.org/2011/03/20/storzapretti/

http://circadismes.le-sidh.org/2014/06/02/ravioli-epinards-oseille/

http://circadismes.le-sidh.org/2009/09/22/omelette-ambre-rouge/

http://circadismes.le-sidh.org/2010/09/27/mi-figue-mi-raisin/

http://circadismes.le-sidh.org/2009/09/27/risotto-automnal/

http://circadismes.le-sidh.org/2010/09/17/goulash-de-cepes/

http://circadismes.le-sidh.org/2011/09/24/chaudronnee-de-mabon/

http://circadismes.le-sidh.org/2012/09/20/poelee-de-coques-au-poivron-rouge/

http://circadismes.le-sidh.org/2010/09/29/tarte-des-faunes/

http://circadismes.le-sidh.org/2009/09/20/gateau-des-feuilles-mortes/

 

 

 

Risotto estival

Ami(e) qui suis depuis longtemps notre ronde circadienne, tu dois connaître mon goût pour le risotto… Je vais t’en proposer aujourd’hui une version estivale parmi mes préférées.

Pour cette recette, tu peux choisir de cuire les légumes à part, ils n’en auront que plus de goût. Mais si tu es fainéant(e) ou que tu manques de place, tu pourras aussi bien tout mettre dans le même chaudron, ça présente moins bien, mais ce n’est pas un drame.
Cependant si tu souhaites faire une version sucrée-salée, tu dois impérativement cuire les légumes et le riz séparément. Il te faudra alors ajouter une cuillère à café de miel (un « toutes fleurs » printanier) aux oignons en début de cuisson.
Que tu choisisses l’une ou l’autre version, elle ravira tes papilles, c’est une certitude.

Dans ton chaudron fais revenir des oignons, des poivrons et des piments doux avec du sel et du poivre.
S’il va les suivre dans la même casserole, le riz doit être ajouté en début de cuisson. Laisse-lui le temps de se réveiller un peu et verse ton bouillon. Un bouillon de légumes (un vrai ou en cube, fais à ta guise), très chaud bien entendu.
La cuisson est classique, tu n’as pas besoin de moi pour cela, rajoute du bouillon chaque fois qu’il s’évapore, jusqu’à ce que le riz soit prêt.
Mais juste avant la fin de ta cuisson, verse dans ton riz de la crème de coco (10cl pour 200g de riz, c’est selon moi parfait) et de la poudre de curry à ta convenance.
Laisse ton riz reposer un peu avant de le servir, avec ou sans parmesan.

Bon appétit !

Sara Strega

P.S. : Je n’ai pas tagué cette recette comme étant « végétalienne », puisque je propose d’y mettre du miel ou du parmesan, mais elle pourrait tout aussi bien le devenir.

Fèves mijotées en esprit celtique

Lorsqu’en fin de printemps ou en début d’été elles sont bien grosses, les graines de fèves, symbole de la vie et des choix du sort, sont sorties de leurs cosses et pelées par une main aimante.

Tandis qu’elles cuisent dans l’eau bouillante (avec peut-être un peu de bicarbonate), l’oignon nouveau aux grandes tiges vertes et les carottes nouvelles sont découpés, une grande branchette de sarriette fraîche les rejoins au fond du chaudron huilé ainsi que quelques grains de poivre blanc de Malabar, un gros grain d’ail nouveau fringant tout frais et une pincée de sel marin.

Graines de vie égouttées après 7 minutes ou 10 de bouillonerie, sont ajoutées à ces apprêts.

Mijote touille mijote à l’étuvé quelques minutes et c’est arrosé d’une bonne lampée de cidre. Le temps d’affuter ton odorat, tu sauras lorsque tendre et fondante la mixture sera. Le temps de chanter quatre fois « Biquette Biquette » ou encore encore « Il était un petit navire »…

Lalie Solune

Les cycles vont et viennent au gré de la nature

Ce site a hiberné. D’ailleurs, s’il a continué à vivre depuis presque deux ans, tout le mérite en revient à Strega et Lune.

Pour ma part (la part de Lalie), ma vie a bien changé et je ne m’en plaindrai nullement. De beaux lutins joyeux partagent désormais mon existence, déménager à la campagne a tout chamboulé pour notre bonheur. Certes, ce sont surtout les mamans qui comprendront à quel point il est difficile parfois de tout mener de front, d’équilibrer ses envies, ses désirs, ses devoirs et leurs réalisations.

Les feuilles du passé sont tombées, les pousses du présent prennent lentement vigueur.

L’immense jardin est passé de l’état de friche sauvage à celui de jardin à demi sauvage, les lutins gagnent peu à peu en autonomie, les travaux et l’installation progresse à pas feutrés… j’ai énormément à apprendre sur la culture et les récoltes. Les idées d’articles et de recettes reprennent vie, les écrits et les recettes reviendront donc peu à peu. Ainsi que la nature nous le permettra. Mettre en regard mes recettes et les récoltes concrètes, écrire des articles sur les végétaux que je vois évoluer autour de moi au quotidien sera pour moi un honneur et un plaisir à partager. Lorsque je le pourrai…

Merci à toutes celles et à tous ceux qui nous ont suivies et continuent à le faire, ici sur le site comme sur la page facebook.

En cette sainte Blandine, bonne pour l’eau comme pour la farine, je vous dis à bientôt, au hasard des chemins !

Lalie Solune

Ravioli épinards-oseille

Pour 3 gourmands…

Pétris trois œufs mêlés à 300 gr de farine avec une cuillère à soupe et demie d’huile d’olive. la pâte doit ensuite poser en boule 1 heure.

Retire les grosses tiges  de 200gr de feuilles d’épinards et 40 gr. d’oseille, rince-les brièvement à l’eau vive et courante, puis poêle ces feuilles pendant cinq à dix minutes.

Mélange les feuilles cuites égouttées à 400 gr de brousse (ou brocciu ou ricotta ou fromage frais qu’il y a chez toi) avec du poivre.

Passe la pâte au laminoir jusqu’au plus fin ou étale-la au rouleau jusqu’à l’abaisser à environ 2 mm.

Etale-la ensuite soit sur un moule à raviolis, soit sur une planche farinée pour la découper à l’aide d’un emporte pièce ou d’un verre.

Pose une cuillère à café de farce au milieu, mouille les bords avec le doigt et referme, soit en rabattant un côté soit en posant un autre cercle de pâte par dessus. Tu peux aussi poser une deuxième feuille de pâte sur le moule et passer le rouleau dessus.

Mets à chauffer une grande quantité d’eau salée, avec un filet d’huile d’olive et une feuille de laurier.

Dans une poêle ou une casserole, verse 300gr de purée de tomates, assaisonne à son goût… J’ai choisi pour ma part de l’ail, de l’origan et du poivre.

Quand l’eau bout, dépose doucement les raviolis dedans, cuis 5 à 7 minutes, sors à l’écumoire, égoutte bien et pose dans un plat à gratin.

Recouvre de sauce tomate, saupoudre de fromage râpé (parmesan, tomme de brebis…) et passe au four 5 minutes pour des raviolis grand format. Plus ils seront petits, plus ce sera bref.

Sers et réjouissez-vous !

 

 

Moelleux au chocolat

Rapide à préparer, délicieusement fondant, ce moelleux saura apporter du réconfort à quiconque le goûtera.
Il est particulièrement bon servi avec une crème anglaise.

Préchauffe tout d’abord ton four à 180°.
Il aura à peine le temps de chauffer que le gâteau sera prêt à enfourner.

Bats quatre œufs, puis incorpore petit à petit 250g de sucre, jusqu’à ce que le mélange blanchisse.
Enfin 250… C’est la dose si le chocolat que tu as choisi est noir et peu sucré, sinon tu peux sans souci te contenter de 200.
Dans le chaudron, laisse amoureusement fondre 180g de beurre et le même poids en chocolat.
Une fois le beurre et le chocolat parfaitement mêlés, verse-les sur les œufs et le sucre. Mélange tranquillement le tout et ajoute en tout dernier 90g de farine.

Que tu choisisses des moules individuels ou un seul grand, n’oublie pas que la pâte doit faire à peu près 1cm d’épaisseur. Ce gâteau ne gonfle pas vraiment, mais il peut craqueler un peu.
J’ai l’habitude de parsemer le dessus d’éclats de noix, comme la pâte est dense, elles ne tombent pas à l’intérieur.

La cuisson prend une vingtaine de minutes, entre 150 et 180° selon les fours. Comme pour le pain d’épices, la pointe du couteau doit ressortir propre, mais humide quand il est parfaitement cuit.

(c) Sara Strega

Souvenir culinaire… pour un apéro à l’improviste

Ma grand-tante était la joie de vivre faite femme. Dans tous les souvenirs que j’ai d’elle, je la vois souriante. Elle adorait par-dessus tout recevoir ses amis et, si elle n’était pas dotée d’un grand sens pratique de manière générale (sûrement parce que ça l’ennuyait d’ailleurs), elle savait toujours comment improviser un dîner quand des amis, sachant qu’ils seraient invariablement bien reçus, pointaient leur nez sans être attendus.
Pour faire patienter tout ce petit monde, elle avait un truc imparable, une petite recette toute simple qui lui permettait de retomber sur ses pattes et que je veux aujourd’hui partager avec vous, comme un petit hommage pour cette femme que j’adorais.
Elle faisait griller des tranches de pain, les tartinait de moutarde, ajoutait une tranche de gruyère et les passait au four. Avec une bonne bouteille de vin, ses invités surprise avaient de quoi attendre le dîner qui se révélait toujours joyeux, généreux et agréable, à l’image de leur hôtesse.

Sara Strega

Crèmes brûlées

Neuf jaunes d’œufs* dans ton chaudron, neuf comme le chiffre de la maternité, comme la maison du Sagittaire qui est le guérisseur, le philosophe, l’idéaliste du zodiaque.
Neuf jaunes battus auxquels tu ajouteras 125g de sucre blanc et de la vanille (car elle s’imprègne mieux dans les jaunes que dans le lait).
Et grâce à la magie du fouet, les jaunes blanchiront… Alors tu pourras verser 250ml de lait entier, puis 500ml de crème fraîche liquide, tout en continuant à battre pour qu’il n’y ait pas de grumeaux.

Laisse reposer cet appareil au frais une nuit, pour qu’il soit plus lisse et que les saveurs se mêlent.

Pour la cuisson fais préchauffer ton four à 90°, puis glisses-y tes ramequins, toujours à 90 et à chaleur tournante. La cuisson peut prendre entre une heure et une heure et demi selon le four. Tu sauras que tes crèmes sont prêtes quand le dessus deviendra jaune et qu’elles ne trembloteront plus.

Quand elles seront bien fraîches, tu pourras les brûler… ou pas.

Je sais, la photo n'est pas terrible... Mais sachez que j'ai eu du mal à sauver cette crème pour la photographier et qu'on me l'a très vite arrachée pour la dévorer...

Cette crème peut s’adapter à toutes tes envies et à chaque saison. Excellente au café, au miel, à la cannelle, à la pistache ou à l’amande amère, elle s’accorde aussi parfaitement avec des fruits, de la framboise au marron glacé, en passant par les écorces d’orange. Tu peux également, si le cœur t’en dit, y ajouter des spéculoos mixés finement ou mettre au fond de tes ramequins des morceaux de pain d’épices (tu verras, le résultat est surprenant).

* Garde les blancs pour les recettes qui en demandent beaucoup comme les macarons, les amaretti, les langues de chats, les meringues ou encore les financiers.

(c)Sara Strega