Risotto estival

Ami(e) qui suis depuis longtemps notre ronde circadienne, tu dois connaître mon goût pour le risotto… Je vais t’en proposer aujourd’hui une version estivale parmi mes préférées.

Pour cette recette, tu peux choisir de cuire les légumes à part, ils n’en auront que plus de goût. Mais si tu es fainéant(e) ou que tu manques de place, tu pourras aussi bien tout mettre dans le même chaudron, ça présente moins bien, mais ce n’est pas un drame.
Cependant si tu souhaites faire une version sucrée-salée, tu dois impérativement cuire les légumes et le riz séparément. Il te faudra alors ajouter une cuillère à café de miel (un « toutes fleurs » printanier) aux oignons en début de cuisson.
Que tu choisisses l’une ou l’autre version, elle ravira tes papilles, c’est une certitude.

Dans ton chaudron fais revenir des oignons, des poivrons et des piments doux avec du sel et du poivre.
S’il va les suivre dans la même casserole, le riz doit être ajouté en début de cuisson. Laisse-lui le temps de se réveiller un peu et verse ton bouillon. Un bouillon de légumes (un vrai ou en cube, fais à ta guise), très chaud bien entendu.
La cuisson est classique, tu n’as pas besoin de moi pour cela, rajoute du bouillon chaque fois qu’il s’évapore, jusqu’à ce que le riz soit prêt.
Mais juste avant la fin de ta cuisson, verse dans ton riz de la crème de coco (10cl pour 200g de riz, c’est selon moi parfait) et de la poudre de curry à ta convenance.
Laisse ton riz reposer un peu avant de le servir, avec ou sans parmesan.

Bon appétit !

Sara Strega

P.S. : Je n’ai pas tagué cette recette comme étant « végétalienne », puisque je propose d’y mettre du miel ou du parmesan, mais elle pourrait tout aussi bien le devenir.

Fèves mijotées en esprit celtique

Lorsqu’en fin de printemps ou en début d’été elles sont bien grosses, les graines de fèves, symbole de la vie et des choix du sort, sont sorties de leurs cosses et pelées par une main aimante.

Tandis qu’elles cuisent dans l’eau bouillante (avec peut-être un peu de bicarbonate), l’oignon nouveau aux grandes tiges vertes et les carottes nouvelles sont découpés, une grande branchette de sarriette fraîche les rejoins au fond du chaudron huilé ainsi que quelques grains de poivre blanc de Malabar, un gros grain d’ail nouveau fringant tout frais et une pincée de sel marin.

Graines de vie égouttées après 7 minutes ou 10 de bouillonerie, sont ajoutées à ces apprêts.

Mijote touille mijote à l’étuvé quelques minutes et c’est arrosé d’une bonne lampée de cidre. Le temps d’affuter ton odorat, tu sauras lorsque tendre et fondante la mixture sera. Le temps de chanter quatre fois « Biquette Biquette » ou encore encore « Il était un petit navire »…

Lalie Solune

Les cycles vont et viennent au gré de la nature

Ce site a hiberné. D’ailleurs, s’il a continué à vivre depuis presque deux ans, tout le mérite en revient à Strega et Lune.

Pour ma part (la part de Lalie), ma vie a bien changé et je ne m’en plaindrai nullement. De beaux lutins joyeux partagent désormais mon existence, déménager à la campagne a tout chamboulé pour notre bonheur. Certes, ce sont surtout les mamans qui comprendront à quel point il est difficile parfois de tout mener de front, d’équilibrer ses envies, ses désirs, ses devoirs et leurs réalisations.

Les feuilles du passé sont tombées, les pousses du présent prennent lentement vigueur.

L’immense jardin est passé de l’état de friche sauvage à celui de jardin à demi sauvage, les lutins gagnent peu à peu en autonomie, les travaux et l’installation progresse à pas feutrés… j’ai énormément à apprendre sur la culture et les récoltes. Les idées d’articles et de recettes reprennent vie, les écrits et les recettes reviendront donc peu à peu. Ainsi que la nature nous le permettra. Mettre en regard mes recettes et les récoltes concrètes, écrire des articles sur les végétaux que je vois évoluer autour de moi au quotidien sera pour moi un honneur et un plaisir à partager. Lorsque je le pourrai…

Merci à toutes celles et à tous ceux qui nous ont suivies et continuent à le faire, ici sur le site comme sur la page facebook.

En cette sainte Blandine, bonne pour l’eau comme pour la farine, je vous dis à bientôt, au hasard des chemins !

Lalie Solune

Ravioli épinards-oseille

Pour 3 gourmands…

Pétris trois œufs mêlés à 300 gr de farine avec une cuillère à soupe et demie d’huile d’olive. la pâte doit ensuite poser en boule 1 heure.

Retire les grosses tiges  de 200gr de feuilles d’épinards et 40 gr. d’oseille, rince-les brièvement à l’eau vive et courante, puis poêle ces feuilles pendant cinq à dix minutes.

Mélange les feuilles cuites égouttées à 400 gr de brousse (ou brocciu ou ricotta ou fromage frais qu’il y a chez toi) avec du poivre.

Passe la pâte au laminoir jusqu’au plus fin ou étale-la au rouleau jusqu’à l’abaisser à environ 2 mm.

Etale-la ensuite soit sur un moule à raviolis, soit sur une planche farinée pour la découper à l’aide d’un emporte pièce ou d’un verre.

Pose une cuillère à café de farce au milieu, mouille les bords avec le doigt et referme, soit en rabattant un côté soit en posant un autre cercle de pâte par dessus. Tu peux aussi poser une deuxième feuille de pâte sur le moule et passer le rouleau dessus.

Mets à chauffer une grande quantité d’eau salée, avec un filet d’huile d’olive et une feuille de laurier.

Dans une poêle ou une casserole, verse 300gr de purée de tomates, assaisonne à son goût… J’ai choisi pour ma part de l’ail, de l’origan et du poivre.

Quand l’eau bout, dépose doucement les raviolis dedans, cuis 5 à 7 minutes, sors à l’écumoire, égoutte bien et pose dans un plat à gratin.

Recouvre de sauce tomate, saupoudre de fromage râpé (parmesan, tomme de brebis…) et passe au four 5 minutes pour des raviolis grand format. Plus ils seront petits, plus ce sera bref.

Sers et réjouissez-vous !

 

 

Moelleux au chocolat

Rapide à préparer, délicieusement fondant, ce moelleux saura apporter du réconfort à quiconque le goûtera.
Il est particulièrement bon servi avec une crème anglaise.

Préchauffe tout d’abord ton four à 180°.
Il aura à peine le temps de chauffer que le gâteau sera prêt à enfourner.

Bats quatre œufs, puis incorpore petit à petit 250g de sucre, jusqu’à ce que le mélange blanchisse.
Enfin 250… C’est la dose si le chocolat que tu as choisi est noir et peu sucré, sinon tu peux sans souci te contenter de 200.
Dans le chaudron, laisse amoureusement fondre 180g de beurre et le même poids en chocolat.
Une fois le beurre et le chocolat parfaitement mêlés, verse-les sur les œufs et le sucre. Mélange tranquillement le tout et ajoute en tout dernier 90g de farine.

Que tu choisisses des moules individuels ou un seul grand, n’oublie pas que la pâte doit faire à peu près 1cm d’épaisseur. Ce gâteau ne gonfle pas vraiment, mais il peut craqueler un peu.
J’ai l’habitude de parsemer le dessus d’éclats de noix, comme la pâte est dense, elles ne tombent pas à l’intérieur.

La cuisson prend une vingtaine de minutes, entre 150 et 180° selon les fours. Comme pour le pain d’épices, la pointe du couteau doit ressortir propre, mais humide quand il est parfaitement cuit.

(c) Sara Strega

Souvenir culinaire… pour un apéro à l’improviste

Ma grand-tante était la joie de vivre faite femme. Dans tous les souvenirs que j’ai d’elle, je la vois souriante. Elle adorait par-dessus tout recevoir ses amis et, si elle n’était pas dotée d’un grand sens pratique de manière générale (sûrement parce que ça l’ennuyait d’ailleurs), elle savait toujours comment improviser un dîner quand des amis, sachant qu’ils seraient invariablement bien reçus, pointaient leur nez sans être attendus.
Pour faire patienter tout ce petit monde, elle avait un truc imparable, une petite recette toute simple qui lui permettait de retomber sur ses pattes et que je veux aujourd’hui partager avec vous, comme un petit hommage pour cette femme que j’adorais.
Elle faisait griller des tranches de pain, les tartinait de moutarde, ajoutait une tranche de gruyère et les passait au four. Avec une bonne bouteille de vin, ses invités surprise avaient de quoi attendre le dîner qui se révélait toujours joyeux, généreux et agréable, à l’image de leur hôtesse.

Sara Strega

Crèmes brûlées

Neuf jaunes d’œufs* dans ton chaudron, neuf comme le chiffre de la maternité, comme la maison du Sagittaire qui est le guérisseur, le philosophe, l’idéaliste du zodiaque.
Neuf jaunes battus auxquels tu ajouteras 125g de sucre blanc et de la vanille (car elle s’imprègne mieux dans les jaunes que dans le lait).
Et grâce à la magie du fouet, les jaunes blanchiront… Alors tu pourras verser 250ml de lait entier, puis 500ml de crème fraîche liquide, tout en continuant à battre pour qu’il n’y ait pas de grumeaux.

Laisse reposer cet appareil au frais une nuit, pour qu’il soit plus lisse et que les saveurs se mêlent.

Pour la cuisson fais préchauffer ton four à 90°, puis glisses-y tes ramequins, toujours à 90 et à chaleur tournante. La cuisson peut prendre entre une heure et une heure et demi selon le four. Tu sauras que tes crèmes sont prêtes quand le dessus deviendra jaune et qu’elles ne trembloteront plus.

Quand elles seront bien fraîches, tu pourras les brûler… ou pas.

Je sais, la photo n'est pas terrible... Mais sachez que j'ai eu du mal à sauver cette crème pour la photographier et qu'on me l'a très vite arrachée pour la dévorer...

Cette crème peut s’adapter à toutes tes envies et à chaque saison. Excellente au café, au miel, à la cannelle, à la pistache ou à l’amande amère, elle s’accorde aussi parfaitement avec des fruits, de la framboise au marron glacé, en passant par les écorces d’orange. Tu peux également, si le cœur t’en dit, y ajouter des spéculoos mixés finement ou mettre au fond de tes ramequins des morceaux de pain d’épices (tu verras, le résultat est surprenant).

* Garde les blancs pour les recettes qui en demandent beaucoup comme les macarons, les amaretti, les langues de chats, les meringues ou encore les financiers.

(c)Sara Strega

Tarte printannière au fromage blanc

Pour les célébrations vernales, je prépare une tarte qui a toujours du succès. Elle surprend par sa fraîcheur et ses arômes. C’est une recette qui me vient de ma mère, aujourd’hui, j’ai envie de la partager avec toi. Alors, voici comment procéder.

Cette tarte devra être préparée la veille de l’équinoxe de printemps ou, au moins, le matin pour les festivités du soir.

Pour commencer, allume un bon feu car la température de ton four devra atteindre les 200°c.

Pendant que le four chauffe, prépare le fond de ta tarte. Tu devras la précuire avant d’y ajouter la garniture. Dans une terrine, mélange les ingrédients suivants : un jaune d’œuf, une pincée de sel, la moitié d’un verre d’huile, la moitié d’un verre d’eau tiède, la moitié d’un sachet de levure. Râpe la peau d’un citron et commence à mélanger le tout. Peu à peu, ajoute de la farine jusqu’à obtenir une pâte relativement ferme et non collante.

Ensuite, sur ta table farinée, tu peux étendre la pâte à l’aide d’un rouleau à pâtisserie. Elle ne devra être ni trop épaisse ni trop fine. Garde à l’esprit qu’elle contient de la levure qui la fera levée un peu.

Huile et farine légèrement un moule rond, à bords hauts. Garnis-le de ta pâte.

Mets ton fond de tarte au four.

Tu peux maintenant préparer ta garniture. Tu auras besoin de trois beaux œufs. Rappelle-toi que les œufs symbolisent la fertilité, la vie qui émerge des ténèbres, la promesse de renouveau. Sépare les blancs des jaunes.

Mélange les jaunes d’œufs à une livre de fromage blanc, ajoute une cuillère à soupe de rhum et la moitié d’un verre de sucre.

Dans une autre terrine, bats les blancs d’œufs très fermement. Tu peux y ajouter une pincée de sel, il parait que cela facilite le travail. Puis ajoute la moitié d’un verre de sucre. Tu obtiendras ainsi une meringue.

Délicatement, à l’aide d’une spatule, mélange la moitié de la meringue obtenue à la préparation.

À mi-cuisson, sors du four le fond de tarte. Verses-y la préparation au fromage blanc. Ensuite, nappe le tout avec le reste de ta meringue. Remets ta tarte au four. Elle doit finir de cuire. La meringue devra caraméliser légèrement. Ne sois pas trop pressé, mais surveille souvent, car d’un four à l’autre, la cuisson diffère largement pour cette recette.

Une fois cuite, laisse-la refroidir puis place-la au réfrigérateur.

Les plus pressés pourront la déguster au bout de quelques heures, mais cette tarte au fromage blanc est bien meilleure le lendemain !

Joyeuses célébrations printanières. Bénédictions Lumineuses !

Lune.

Crème à la pomme pour aviver l’amour

Si ton prince charmant s’éloigne à mesure que passe le temps ou que ni charmes ni enchantements ne viennent à bout du cœur d’un sorcier récalcitrant, n’abandonne pas Sorcière.
Tu devrais le savoir, ma sœur, la pomme détient toujours le secret… De la tentation ou de la séduction, de la connaissance ou de l’immortalité, comme tu voudras, mais que cela t’inspire !

Dans ton chaudron fais chauffer 150ml de jus de pomme à feu doux.
Ajoute 100g de sucre glace et une pincée de gingembre moulu, puis mélange bien avant de commencer à incorporer 50g de beurre.
Bats trois œufs dans un récipient à part et verse le jus de pomme dessus. Attention, il ne doit pas être trop chaud…
Mélange énergiquement le tout avant de le remettre sur un feu doux, très doux.
Ajoute deux cuillères à café de fécule de maïs et n’oublie pas de mélanger régulièrement jusqu’à ce que la crème épaississe.

Tu peux utiliser l’apple curd comme crème pour garnir une tarte ou dans une verrine, mais aussi la servir avec du pain perdu pour raviver l’amour qui va déclinant.
Fais à ta guise et que tes amours soient belles !

(c) Sara Strega