« Historiquement, la cuisine est le centre de la maison ; c’est la place des cultes domestiques. On plaçait les « dieux du foyer » sur le fourneau de la cuisine et, aux temps préhistoriques, on enterrait les morts en dessous. Étant le lieu où la nourriture est transformée, la cuisine est aussi analogue à l’estomac. Dans son aspect desséchant et consumant aussi bien que dans sa fonction d’illumination et de chauffage, elle est le centre de l’émotion, ce qui montre que la lumière de la sagesse ne peut venir que de la chaleur et de la passion. »

Marie-Louise von Franz « L’homme et son ombre » in L’interprétation des contes de fées, éd. Albin Michel.

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