L’estragon

Artemisia Dracunculus

Le « petit dragon d’Artémis », ainsi qu’il m’arrive de le nommer affectueusement…

L’herbe Serpentine, dite aussi Herbe aux Dragons aurait été introduite en Europe par les Mongols et, de façon avérée, cultivée depuis le XVe siècle.

Propriétés médicinales et nutritionnelles :

Apéritive et digestive, elle calme le hoquet tout comme l’aneth, elle purifie les intestins. Tonique, elle est utile pour lutter contre les contractions musculaires. Lorsqu’elle est fraîche, elle est très riche en vitamines C.

Cueillette : de mai (voire mi-avril dans le sud ou selon le temps qu’il fait) à fin septembre.

Conservation : Gardez les brindilles dans un petit verre d’eau. Ne faites pas comme moi au début : pensez à changer l’eau souvent et ne les attachez pas en bouquet ! Prenez garde aussi à ce que les feuilles du bas ne trempent pas dans l’eau. Au séchage (tête en bas, protégée de la poussière), elle perd ses vitamines, mais garde un parfum agréable, encore qu’on puisse préférer le parfum frais.

 

C’est une herbe au goût assez fort que bien des personnes évitent à cause de cela. C’est pourtant son goût fort qui calme l’envie de fumer et qui pallie au sel lorsqu’on veut arrêter d’en consommer sans en avoir perdu le goût.

Difficile à marier, dit-t-on (c’est une artemisia, après tout…^^) elle fait pourtant partie des herbes du bouquet garni dans certaines recettes

Son allure reptilienne inquièterait-elle ?

Elle parfume avec brio nombre de condiments et sauces. On l’associe dans les plats aux poissons blancs, au poulet, aux oeufs et aux pommes de terre. Pour ma part, c’est avec les œufs, les pommes de terre et le fromage de chèvre frais que je l’apprécie le plus.

 

En boisson digestive, elle déploiera ses vertus :

60 gr. d’estragon dans un litre d’eau de vie à 45°. Laisse macérer une quinzaine, puis filtre et ajoute un sirop. (source : LaPharmacie du bon dieu , Fabrice Bardeau).

Une branchette ou deux dans un vinaigre de vin le parfumera agréablement en adoucissant un peu son aigreur.

(c) Lalie Solune

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